

Après une première soirée à 6 cyclovoyageurs chez Sara — notre warmshowers à Guerrero Negro — on s’est retrouvé à 10 le deuxième soir. Après l’arrivée de Hattie et Bastian — l’Anglaise et l’Allemand avec qui j’avais roulé la veille —, voici qu’arrivent Hélène et François — les Français (vivant au Canada) que j’avais rencontrés une semaine plus tôt à San Felipe !
USA, Canada, Allemagne, Angleterre et France.
USA : Sean & Sara (Seattle) et Max (Colorado)
Canada : Catrine & Éric
Bastian (Allemagne) & Hattie (Angleterre)
Hélène & François (Français vivant au Canada depuis quelques années)
Une soirée bien sympathique en groupe où notre hôte et guide Sara nous a conduits près des bancs de cristallisation du chlorure de sodium et du chlorure de magnésium. Guerrero Negro serait la plus grande mine de production de sel au monde.


Par la suite un restaurant en bordure de l’océan avec des produits de la mer tout frais — parait-il ;-) (Voir plus loin...)

Le lendemain matin, certains ont prévu de repartir à vélo tandis que certains prévoient de se reposer. Je prévois de partir et de rouler avec les 3 Américains, mais à vrai dire en me levant ce matin je me sens un peu bizarre. Devant faire quelques courses alimentaires avant de prendre la route, je les rejoindrai plus loin sur la route. Mais je ne les reverrai jamais... en effet, au bout de quelques kilomètres j’ai mal au ventre ainsi qu’une belle diarrhée.
Je fais une première pause, où je vais rester quasiment deux heures, plus ou moins à l’ombre d’un poteau électrique. J’ai une envie de dormir et vais aux toilettes plusieurs fois pour me vider. Par toilette, il faut comprendre que je vais essayer de me cacher derrière les rares buissons ou cactus qui longent le bord de la route.
Je devrais bien finir par voir arriver Bastian et Hattie ou les Canadiens après cette longue pause, mais non, je ne vois personne. Je repars avec en tête l’idée de boire un coca-cola, pensant certainement que ça me soignera — bien que je ne sois pas victime d’une gastro.
Je m’arrête dans une de ces espèces de "cabanes" que je trouve de temps en temps au bord de la route et qui vendent quelques boissons ou biscuits. Il n’y a malheureusement dans celle-ci que de la bière, ou de l’eau. Je dis à la vieille dame qui tient cette boutique que je cherche du coca-cola et lui achète tout de même une bouteille d’eau.
Elle m’explique que je peux trouver du coca-cola juste un peu plus loin.
J’arrive à la prochaine "cabane en bois" où je trouve porte close. Je profite du banc à l’ombre juste devant pour faire une pause et manger un peu. Je reste assis là plus d’une heure, et alors que je m’apprête à repartir une vieille dame arrive et ouvre. Je trouve mon coca et prolonge ma pause avant de repartir.
Une photo du paysage traversé en cette journée spéciale. Vous remarquerez qu'il n'est pas facile de trouver un coin toilette en urgence...
Rentrer ou continuer ?
Il y a quelques jours, ma tante m’a demandé si je serais là pour Noël.
Il faut avouer que ça fait quelques semaines que j’ai en tête de prolonger mon voyage en Amérique centrale — jusqu’au Costa Rica —, mais je n’ai toujours pas pris ma décision. Plusieurs raisons me poussent à continuer alors que d’autres m’incitent à arrêter — je reviendrai sur ces éléments dans un autre billet. Dur de prendre cette décision, j’ai l’impression d’attendre un signe ou une rencontre qui m’éclairera !
Aujourd’hui, je crois que j’ai reçu le signe que j’attendais ! Il est temps de rentrer, j’ai envie de rentrer, je vais rentrer. Je rêve de retrouver un peu de confort et d’hygiène.
Après 75km, je traverse une ville et m'arrête dans un hôtel pour la nuit. Je prends ma première douche chaude depuis mon arrivée au Mexique !

Un beau coucher de soleil derrière les cactus avant d'aller me coucher tôt.

Une nuit difficile, j’alterne entre des moments où j'ai des coups de chaud et des moments où je grelotte. Ça ne va pas fort. Je suis le seul a avoir mangé une soupe au poulpe hier soir au restaurant, ça soit être ça. Je n'ai pas pris les coordonnées de mes camarades de ces deux derniers jours, mais j'aimerais bien les prévenir de mon état et savoir ce qu'il en est pour eux. En cherchant — avec les moyens modernes à ma disposition —, j'arrive finalement à les contacter petit à petit.
Apparemment je ne suis pas le seul à être malade, enquête à suivre.