Premiers tours de roues aux états unis

Une première vision des États-Unis, des routes au milieu de rien. Aucune zone commerciale, industrielle ou résidentielle depuis notre départ de Port Angeles depuis quelques heures. Audrey commence à en avoir marre alors que moi je suis plutôt heureux de vivre enfin mon rêve de découverte. Elle a besoin de manger ! Selon moi, ce problème relève plus du côté psychologique (c'est le moyen de faire une pause...) que d'un réel besoin énergétique.

Quand on passe devant chez Fat Smitty's — il est environ 16 h — on assure le coup en s'arrêtant et mangeant ici. Je ne sais pas si l’on trouvera autre chose sur la route et je ne connais pas assez bien Audrey pour savoir dans quel état ne pas manger ce soir la rendrait. C'était plutôt bien vu, car on ne trouvera rien d'autre sur notre route jusqu'à notre campement ce soir-là. Après ce repas, surement calorique, probablement très peu efficace au niveau énergétique, Audrey se sentira plombée dès les premiers coups de pédales qui suivront.

Premiers tours de roues aux états unis — photo 1

Ce soir, c'est nuit sous la tente. On ne sait pas encore trop où l'on va dormir, mais on commence à chercher rapidement. La luminosité s’affaiblit assez rapidement ici. On remarque un panneau indiquant un camping, on croit prendre sa direction, mais on ne le trouvera jamais.

La nuit approche, il va bien falloir planter notre tente quelque part. On s'éloigne de la grande route, espérant trouver un coin tranquille, mais en fait les routes secondaires sont bordées de propriétés privées et de panneau "no trepassing" - cette histoire semble mal engagée. On finira par trouver un endroit entre deux buissons, on attendra l'obscurité pour planter la tente et on se lèvera à 5h30 pour partir avant le levé du jour.
La nuit n'a pas été très bonne, attentif au moindre bruit...

Campement le plus sauvage à ce jour, pourtant la plus extrême de l'équipe n'était pas là !

Mathieu Tomassini
Mathieu Tomassini

Préparateur mental des athlètes d'endurance. Docteur en sciences, compétiteur depuis plus de 20 ans. Découvrir mon parcours →

← PrécédentDe Victoria à Seattle